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la petite histoire
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Les Jardins de l'Albarède

L’histoire du jardin a débuté en 1990, dans la partie qui est actuellement le potager. Après avoir longtemps renâclé et pesté contre le sol caillouteux, pauvre, très calcaire et sec de ce fond de vallon, nous avons entrepris d'en transformer quelques 100 m2 en potager pour voir ce qu'il était possible d'y cultiver et comment les paysans qui vivaient autrefois sur ces "terres" arrivaient à en tirer leur subsistance.

C'est sur l'emplacement d'un ancien verger cultivé par labours que le travail a commencé. Le sol en gardait une abondance de fragments de roche calcaire de toutes tailles. La terre stérile ne montrait guère d'herbe, mais un enchevêtrement de petites ronces rampantes terribles, du chiendent et des chardons. Tout ce qu'il faut pour fuir ! Les stages de Serge en pépinière lui avaient surtout fait découvrir les végétaux de sols fertiles, profonds. La rocaille, personne n'en parlait à ce moment là !

Les grandes lignes du projet sont simples : ne pas apporter de terre arable pour ne pas fausser les résultats et cultiver en bio. Ce qui veut dire clairement sans engrais chimiques, sans pesticides et sans désherbant.

Les débuts se révèlent prometteurs ! Le sol défoncé à la pioche pour le nettoyer est ensemencé de phacélie puis dans l'été paillé avec du foin. Les mauvaises herbes ne manquent pas de germer partout mais pour nous c'est une première victoire. Ces herbes prouvent que le sol revit !

Une fois l'idée lancée, il n'y a plus qu'à … composter à tour de bras pour améliorer la terre, semer des engrais verts, pailler abondamment et choisir des légumes rustiques et tolérants au manque d'eau car nous arrosons à l'arrosoir ! C'est le début de la collection d'anciennes variétés de légumes, les plus adaptables.


L'idée d'un jardin d'ornement fait peu à peu son chemin quand Serge construit la petite maison pour s'assurer qu'on peut toujours bâtir une vraie habitation avec la technique des pierres sèches, comme autrefois. Encouragés par les résultats du potager, nous plantons un grand massif de plantes aromatiques hyper résistantes (lavandes, sauges, perovskia… ) dans le cailloutis qui sert de sol. En complément, nous installons de jolies sauvageonnes spontanées comme la vipérine, la silène renflée et nous recherchons les variétés horticoles les plus proches. Petit à petit le sol s'enrichit et nous élargissons le choix des espèces tout en privilégiant les botaniques et les espèces résistant à la sécheresse et au calcaire.

Aujourd'hui, dans cette partie là, nous continuons le travail de sélection sur la résistance au manque d'eau et les collections s'enrichissent tous les ans (sauges, achillées, nepetas, graminées …)

1995 : Serge commence un nouveau jardin dans un terrain récemment acheté. Il faut tout remodeler et étayer par d'importants murets de pierres sèches. Ce sera un jardin clos, dessiné en carrés autour de la piscine et dédié à l'été.

Des aromatiques s'installent dans le coin le plus chaud, entre galets, pisé et dallages. Ailleurs, vivaces et bisannuelles s'entremêlent pour adoucir le côté très minéral.

1996/1997 : Plantation du verger en privilégiant les anciennes variétés locales. Les pommiers sont implantés quasiment hors-sol car il n'y a aucune profondeur de terrain.

Simultanément nous avions acheté les bâtiments d'une ancienne fermette située au bout du jardin et commencé à reconstruire à l'identique.

La partie jardin de buis découle de la tornade de ces années là quand le vent a tordu et arraché tous les arbres de la pente. Sur les anciennes terrasses, des vestiges de buis sont apparus. Après nettoyage des dégâts, Serge a commencé à retailler patiemment à la cisaille… Les buis ont pris possession du lieu et continuent de s'y ressemer

2001/2002 : il gèle à pierre fendre .. – 15° …. – 17° ! Les dégâts sont importants et nous revoyons à la baisse nos envies d'espèces de terres sèches issues de climat doux.

Adieu sauges d'Amérique du Sud , phlomis marocains, rosiers de Chine… Nous partons en quête de plantes de l'extrême. Steppes d'Asie, Turquie, Caucase, Patagonie fournissent de nouvelles espèces qui s'avèrent encore mieux adaptées. Les découvertes semblent infinies !

2003 : Pleine canicule et nouveau test de résistance. Au fond du vallon, les températures dépassent 40°. L'arrosage est un vrai casse-tête mais grâce aux paillages le jardin s'en tire bien.

Constatant l'hyper résistance des plantes de la colline, Serge commence la mise en valeur du chemin du panorama en modelant les arbustes sauvages Peu à peu l'idée prend forme et devient un nouveau jardin constitué d'espèces sauvages où de grandes vagues invitent à la méditation.

Actuellement le jardin couvre 2 hectares dont 1.5 h ouvert à la visite. Par manque de temps, nous n'avons toujours pas fait d'inventaire mais nous hébergeons plus de mille espèces et variétés différentes et l'aventure continue !

Les différents jardins